Les monstres sacrés, l’anticipation.


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Comme père de la science fiction, j’ai entendu citer Jules Verne, Asimov, Cyrano.. mais des fois je me demande si le père spirituel, au moins pour un bon tiers de la SF, ce n’est pas Darwin. Avec lui, on commence à se poser la question de l’homme du futur et du renversement possible des humains par une autre espèce, descendante ou non de la nôtre. Surtout, c’est la fin de la vision de l’homme comme seigneur légitime de la planète voulu par dieu ou pour la nature.La nature se fout de la légitimité et ne récompense que l’efficacité à court terme. On n’est donc pas devenu l’espèce dominante parce que c’était notre place naturelle de le devenir. On l’est devenu parce qu’on le pouvait. Ce qui veut dire que le jour où une autre espèce sera plus forte que la nôtre, elle prendra notre place et fera de nous du gibier, du bétail, voire carrément de l’histoire ancienne.

Ce truc a pas besoin d’être meilleur que nous, ni plus intelligent. Il n’a même pas besoin d’être intelligent tout court si il trouve un autre moyen de s’imposer. Il s’imposera comme nous, parce qu’il le pourra.
Et là, l’imagination s’enflamme…

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