Carmilla, Sheridan le Fanu


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BIOGRAPHIE

Né le 28 aout 1814  à Dubin, Sheridan le Fanu est un des auteurs majeurs du récit fantastique du 19e siècle.

Avec son nom, ses origines normandes sautent aux yeux ; il est le fils du doyen de l’église protestante de l’époque. Son enfance, il l’a passée sous la protection de ses parents au 45 St Dominic Street, mais aussi de l’illustre politicien Richard Brinsley Sheridan dont il fut le neveu. Il a reçu une formation rigoureuse de la part de son père, alors recteur à la Royal Hibernian Military School, qui lui apprit le français et l’anglais.

En 1832, Sheridan entra au Trinity College de Dublin, où il étudia le droit avant de publier ses premières œuvres dont Passage in the Secret of an Irish Countness ou The Ghost and The Bone Seller. Toutefois, c’est en 1851 que Sheridan connut véritablement le succès avec son œuvre fantastique Ghost Stories and Tales of Mystéries. Après la mort de sa femme en 1858, Sheridan le Fanu se consacra uniquement à l’écriture de romans fantastiques. Ses écrits connurent un succès sans précédent et c’est le journal Dublin University Magazine qui publiait tous ses écrits jusqu’à sa mort en 1873.

 

RESUME

Publié en 1871 par le journal Dublin University magazine, Carmilla est un ouvrage qui narre l’histoire d’une jeune femme qui arrive un jour dans un château occupé par la jeune Laura. Hébergée très rapidement dans ce château, Carmilla et Laura devinrent très amies, mais Laura ne sait pas que Carmilla est un vampire qui tente de la séduire pour ensuite se repaitre de son sang une fois la nuit tombée. Cette amie mystérieuse et envoutante ne cesse d’abreuver Laura de déclarations alléchantes si bien que la jeune fille est convaincue que Carmilla est « seulement » un jeune homme travesti. Sur ce, les multiples efforts déployés pour la sauver du mal restent sans effet. Laura se laisse ainsi entrainer dans les ténèbres à travers un amour imaginaire, victime de sa naïveté et surtout du charme de ce monstre mi-femme, mi-vampire.

 

ANALYSE

Bien qu’il ait été publié en 1871, le lecteur moderne de cet ouvrage se retrouve forcément dans ce décor (la tombée de la nuit, les petites blessures au niveau de la gorge, les bêtes sombres qui frôlent les murs d’un château, etc.). Toutefois, ce qui fascinait le plus avec ce roman à l’époque, c’est qu’il faisait allusion à l’existence d’une relation homosexuelle entre Carmilla et Laura. Évidemment, l’érotisme de ce récit est sous-entendu avec élégance et surtout beaucoup de sensualité, mais on a une idée de la chaleur qui pouvait exister entre les deux femmes. Pour les puristes, ils retrouveront les schémas habituels (caveaux, linceuls, pieux, etc.).

 

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