La princesse de Clèves, Madame de Lafayette


La princesse de Clèves, Madame de Lafayette

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BIOGRAPHIE
Madame de la Fayette (1634 – 1693), née Marie- Madeleine Pioche de la Vergne est un écrivain du XVIIème siècle. Elle est l’ainée d’une famille noble et aisée de trois enfants. Son père meurt quand elle a quinze ans. Sa mère se remarie avec Renaud-René de Sévigné. De par ce mariage, Marie-Madeleine peut avoir une éducation littéraire et être introduite dans les salons consacrés à la littérature de l’époque. A vingt et un an, elle épouse le comte de la Fayette. Ce mariage avec cet Auvergnat lui donne fortune et nom. Elle a deux enfants. Son couple rencontre des problèmes après la naissance de son fils. Malgré cela, l’introduction dans la haute société de la cour lui est possible. Elle a même eu des succès dans ses propres salons littéraires. Elle se retire de la vie mondaine à la mort de son mari et de son ami Monsieur de La Rochefoucauld.

Madame de La Fayette a d’importantes relations dans la haute cour de l’époque, notamment Henriette d’Angleterre une duchesse d’Orléans, mais aussi Madame de Sévigné, son amie de longue date, La Rochefoucauld et le cardinal de Retz. Elle ne produit que de bonnes impressions à ses pairs par sa simplicité, la rare distinction de son esprit, la droiture de ses sentiments et beaucoup de souffrance cachée, source de son inspiration.
Les œuvres littéraires de Madame de la Fayette appartiennent au mouvement classique. Elles sont considérées comme des œuvres clés de la littérature française. Ce sont les premiers romans de psychologie moderne. L’écriture est sobre, avec une certaine retenue. Marie- Madeleine est l’auteur de quelques nouvelles et romans. La Princesse de Clèves (1678) est l’un de ses romans les plus célèbres. Elle publie anonymement La Princesse de Montpensier en 1662 puis Zaïde en 1671.

RESUME
Mademoiselle de Chartres a été éduqué avec des principes de vertu et d’exemplarité. Sa mère, Madame de Chartres a montré à sa fille ce qu’est l’amour et les conséquences néfastes d’un adultère. Mademoiselle de Chartres rencontre le prince de Clèves dans une boutique de joaillerie. Subjugué par la beauté de la jeune femme, le prince décide de l’épouser. Elle accepte la demande, non pas par amour pour lui, mais par raison.
Lors d’un bal, la princesse fait la rencontre d’un autre prince, le duc de Nemours. Un sentiment réciproque naît entre les deux personnes. La princesse lutte contre cette passion défendue. Les sentiments de la princesse se confirment au fur et à mesure du temps mais elle n’ose se l’avouer. Le duc ne lui facilite pas non plus la tâche voulant conquérir son cœur. Une lettre égarée écrite par une femme inconnue déclenche des malentendus, des commérages au sein de la cour. A la suite de cette mésaventure, Madame de Clèves avoue à son mari les sentiments qu’elle éprouve pour un autre homme.
Accablé par cette déclaration, Monsieur de Clèves part pour Paris. Sa femme se sent plus sereine grâce à cet aveu. Le duc, assistant discrètement à la scène, commet une imprudence en racontant son histoire à une tierce personne. La nouvelle s’ébruite au niveau de la cour. De son côté, Monsieur de Clèves apprend le nom de son rival. Les trois personnes se trouvent embarquées dans un tourment d’amour.
Lors du couronnement du nouveau roi, Madame de Clèves se réfugie à la campagne pour chercher sérénité et tranquillité. Le duc de Nemours en profite pour attendrir son cœur. Les nouvelles parviennent à Monsieur de Clèves, qui meurt de chagrin. La culpabilité ronge la vie de Madame de Clèves. Sa douleur est d’une telle ampleur que même l’amour qu’elle éprouve pour le duc de Nemours ne suffit pas à la guérir. Elle refuse encore et toujours les avances de celui-ci et se retire dans un couvent.

COMMENTAIRES
La Princesse de Clèves est un roman qui décrit la vie de la cour du règne d’Henry II. C’est un roman classique où le sentiment va à l’encontre de la raison et des convenances sociales. Le clacissisme se voit aussi dans le respect de l’unité de temps et d’action. L’analyse psychologique se fait dans les détails. Certains personnages du roman sont des personnages historiques, tel Jacques de Savoie Nemours, un très beau prince de l’époque.
Ce roman peut être aussi classé comme un roman précieux, car l’amour y est décrit comme quelque chose de pur, de précieux, de vertueux et qui respecte les convenances sociales. On note une certaine retenue dans l’écriture de l’œuvre. La Princesse de Clèves suit le Jansénisme. Il se voit dans l’incapacité de l’héroïne à affronter ses problèmes, l’importance du paraître. Différents points de vue émanent de la lecture de cette œuvre. Le fait d’avouer à son mari des risques d’infidélité peut être vue comme inimaginable, idiot ou encore charmant.
Dans la littérature française, La Princesse de Clèves a inspiré Balzac. Cette œuvre entre même dans les programmes scolaires. Elle a aussi été la source de plusieurs adaptations cinématographiques.

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